Sortie Rochefort (17)
Dimanche 2 aôut 2026
Pour cette sortie nous étions 20 participants sur 13 motos
- SAS Christian M. sur Yamaha Tracer 900 GT
- Alexis et Pascale sur BMW 1250 GS Adventure
- Baba et Chantal sur Honda Africa-Twin 1100
- Gérard et Jocelyne sur Yamaha Tracer 900
- Dominique sur Kawasaki Z900
- Jean-Luc sur BMW 1250 GS
- William sur BMW GS 1250 Rallye
- Alain et Valérie sur Honda NT 1100
- Gilbert sur BMW R1200 RT
- Christian et Martine sur BMW 1200 RT
- Patrick et Sophie sur Honda NT 1100
- Manu sur BMW 1250 GS
- Claude et Jocelyne sur Honda Africa Twin 1100
Organisateur : L’homme qui ne fait pas de pause (ou cul d’acier) : Christian M.
Rédacteur : Manu
Photos : Gilbert, Jean-Luc, Manu… et JP (tiens donc 🤔?)
Deux points de rencontre
Comme depuis quelques belles années maintenant, vous avions RV à l’Intermarché de Glandon à 7h45 pour un départ à 8h.
Si ce lieu de rendez-vous est bien utile en cas de sortie sous la pluie, ce dimanche 2 août c’est bien du soleil que le parking couvert devait nous protéger.
A 7h45 il faisait déjà 18°, et lors du départ à 7h56 et quelques secondes, la température avait grimpé de 2°… Mais on ne va surtout pas s’en plaindre.
Du coup tout le monde est parti en tee-shirt, short et tongue. C’est plus agréable pour rouler à moto par forte chaleur, hin hin.
Notre président tant aimé avait opté pour une conduite torse-poil et maillot de bain… pourquoi pas? Mais bon les nouilles de plage c’est quand même très limite en cas de chute! Sécurité avant tout non de Zeus!
Bref, la météo laissait présager une (très) belle journée en direction de Rochefort (et non Roquefort pour les dyslexiques).
En suivant notre super MC du jour, c’est un groupe de 9 motos qui quitte St-Yrieix en direction de Chabanais afin de rejoindre les Limougeauds qui nous attendaient gentiment dans le centre ville.
Bonne surprise, Jean-Pierre ne faisait pas partie de la sortie… Ouf ! Le visage réjoui de Claude en disait long sur le fait de cette absence. D’ailleurs toute la journée il n’a eu de cesse que de le critiquer. Pas sympa Claude 🫣.
Après quelques minutes de chaudes retrouvailles et les premières sensations pour certain(e)s nécéssitant un endroit pour se soulager (déjà !?), nous repartons au complet en direction de St-Claud pour notre pause café.
Pause café à St-Claud
Ah oui, au fait…
Si vous avez cru que nous roulions dans les tenues mentionnées au début, c’est faux bien sûr ! On avait tou(te)s un bob sur la tête pour ne pas choper une insolation. On n’est pas zinzins non plus !
Bien couverts, nous déroulons tranquillement le bitume en profitant des belles courbes et paysages de Corrèze et du Lot.
What ???? Ah non… ça c’est du texte provenant d’un article sur une ancienne sortie… Pfff… Désolé, c’est un malencontreux copier/coller.
Reprenons.
Oui, donc, sur les coups 9h30 nous nous posons sur la place principale de St-Claud à l’ombre des tilleuls, et dans une profusion de café et de gâteaux nous discutons avec plaisir de tout et de rien, et Gérard en profite pour nous montrer sa nouvelle monture. La même que celle de notre Sérénissime ! Même couleur ! Hum, hum… Gérard serait-il un gros fayot ?
Au bout d’une heure trente de route nous nous arrêtons enfin au centre-ville de Gramat.
Merde ! Fais chier ce copier/coller !
Alors si vous avez une envie pressante et que vous êtes nombreux dans ce cas (sinon ça ne marche pas la blague), allez dans les toilettes proches de la place. Il y en a plus qu’au Stade de France ! Bon c’est un peu exagéré, mais c’est rare de voir cela pour ne pas le souligner.
Peut-être que les Saint-Claudais (hé oui, c’est comme ça qu’on les appelle… faut tout vous apprendre), sont touchés à la naissance d’une déformation de la prostate, et que les Saint-Claudaises (hé oui), vouent un culte à Ste-Cystite?
Malheureusement, notre arrêt ne nous en apprendra pas plus sur cette question cruciale qui restera un des grands mystères de l’histoire (le 21ème normalement…).
Donc comme on n’a pas de photo des motos à vous montrer, c’est sous un soleil qui commence vraiment à taper que nous repartons vers 10h15 en direction de Rochefort.
La route est sympa et plus vraiement sinueuse plus on se rapproche de notre destination.
Après Mansle, Aigre, Matha et Saint-Jean-d’Angély (ou St-Jean-d’Y pour ceux qui ne parlent que la langue des panneaux de direction), nous approchons tranquillement de notre destination.
On a certainement fait une pause pour se dégourdir les jambes, mais où? Mystère… encore un.
Une chose est certaine, il faisait chaud (38°), mais en roulant ça passait (surtout en short …)
Arrivée à Rochefort
Nous traversons Rochefort sans souci et sans perdre de motard, ce qui ne sera pas toujours le cas…, direction l’avenue Jacques Demy où nous arrivons vers 12h15.
Nous garons nos motos sur cette avenue en « cul-de-sac » mènant à l’embarcadère du pont transbordeur, qui nous permettra de traverser la Charente pour accéder à la rive d’en face sans se mouiller les tongues. Belle invention !
Nous posons casques, blousons et autres équipements dans les sacoches – bin oui ! vous n’avez tout de même pas cru qu’on avait roulé en short et tee-shirt ? Si ? Alors là… vous êtes des personnes bien crédules ! -, et nous mettons à l’aise pour profiter de cette halte déjeuner.
Là, c’était le moment de sortir le short et les tongues, ce que certains ont fait, direction le pont transbordeur à 200m à pied.
Le pont transbordeur
Pour parfaire votre connaissance du partimoine français, j’ai demandé à « mon ami » Gemini de faire un petit topo sur l’histoire de ce pont. Libre à vous de le lire ou non et de risquer de rester à tout jamais incultes…
Entre nous c’est quand même pratique l’IA…. Mais pourquoi on n’avait pas ça au collège et au lycée dans les années 70-80 ?!
On me dit qu’on n’avait pas non plus d’ordinateur… ah? bon… mais c’est pas une raison
Quoi qu’il en soit on avait quand même un outil ultra puissant pour poser des questions : SVP 11 11 (hé oui les gamins !).
Un peu d'histoire... ça ne fait pas de mal !
Dernier témoin en France d’une architecture industrielle audacieuse, le pont transbordeur de Rochefort (ou pont de Martrou) relie les deux rives de la Charente entre Rochefort et Échillais. Conçu à la fin du XIXᵉ siècle pour résoudre un dilemme d’ingénierie complexe, il est aujourd’hui classé monument historique.
1898
Genèse du projet et choix de Ferdinand Arnodin.
À la fin du XIXᵉ siècle, le traversier à bac ne suffit plus à assurer le trafic croissant sur la Charente. Un pont classique poserait problème : il entraverait le passage des navires de guerre et de commerce vers l’arsenal de Rochefort. L’ingénieur Ferdinand Arnodin propose une solution révolutionnaire : un pont suspendu dont la tablier métallique reste à 50 mètres de hauteur, d’où pend une nacelle suspendue se déplaçant au-dessus de l’eau. Les travaux débutent en mars 1898.
Inauguration et mise en service
29 juillet 1900
Le pont est inauguré après 27 mois de chantier rapide. Deux pylônes métalliques de 66 mètres de haut soutiennent le tablier de 175 mètres de portée. La nacelle, capable d’emporter piétons, charrettes puis automobiles, effectue la traversée en moins de deux minutes. C’est un succès immédiat qui facilite grandement l’économie locale.
1967
Pendant près de sept décennies, le pont transbordeur remplit fidèlement sa mission. Mais avec l’explosion du trafic routier des Trente Glorieuses, le rythme des traversées par nacelle devient un goulot d’étranglement. En 1967, il est mis hors service, remplacé par un pont levant construit à proximité immédiate.
Menacé de destruction, il est laissé à l’abandon.
Sauvetage et classement historique
1976
Grâce à la mobilisation passionnée des riverains, des élus locaux et des défenseurs du patrimoine, le pont échappe au pic des démolisseurs. Le 30 avril 1976, l’ouvrage est officiellement classé au titre des Monuments Historiques, scellant sa préservation définitive.
Première renaissance touristique
1994
Après une importante campagne de travaux financée par l’État et la région, le pont rouvre ses portes le 29 juillet 1994, soit 94 ans jour pour jour après son inauguration. Il ne sert plus au trafic automobile, mais devient une attraction patrimoniale unique réservée aux piétons et cyclistes.
Grande restauration à l’identique
2016 – 2020
Pour garantir sa pérennité, le pont fait l’objet d’un chantier titanesque de quatre ans. Le tablier est entièrement démonté et reconstruit selon les plans d’origine d’Arnodin, en restituant le système de câbles rigides d’autrefois. Le 29 juillet 2020, pour son 120ᵉ anniversaire, le pont reprend du service.
Aujourd’hui, l’ouvrage de Rochefort est l’un des huit derniers ponts transbordeurs en état de marche dans le monde, et le seul subsistant en France (ceux de Nantes, Marseille, Rouen ou Brest ayant tous été détruits). Il demeure un symbole majestueux du génie industriel de la Belle Époque.
Après cet interlude culturel et nos cerveaux enfin gavés de connaissances, reprenons le cours de notre histoire…
Traversée sur la nacelle
Pendant que le grand vizir accompagné de son illustre questeur prenaient les tickets à la boutique du pont, le groupe se dirigeait vers la barrière d’accès à la nacelle.
Cette dernière était justement en pleine traversée, ce qui nous a permis de constater que la vitesse n’était pas l’objectif premier de ce service, car il faut environ 5 minutes pour rejoindre l’autre rive située à environ 150m.
On s’en fout car l’expérience est vraiment très sympa, à commencer par la barrière d’accès qui n’est pas sans rappeler aux plus anciens les barrières qui équipaient les passages à niveaux il y a quelques… décennies , et qui étaient autrefois relevées manuellement par une manivelle actionnée par le ou la garde barrière, avant d’être automatiques.
Ici, la jeune demoiselle qui assure le contrôle des tickets, appui sur un bouton pour déclencher le relevage. C’est moins sportif, mais vu le nombre de fois où elle le fait dans la journée, ses bras ressembleraient rapidement à ceux de Schwarzenegger !
Bref l’expérience est à vivre, d’autant plus que sur la nacelle de 11.50m de large pour 14m de long, seuls les piétons et les cysclistes sont autorisés, ce qui laisse la place pour profiter pleinement de la traversée.
Comme le soleil tape fort, tout le monde profite des bancs couverts installés de part et d’autre, laissant le temps s’écouler paisiblement jusqu’à atteindre l’autre rive.
Aprés cette brève et paisible traversée, nous accostons à Echillais pour rejoindre le restaurant qui se trouve à 150m de l’embarcadère.
Halte repas au restaurant "L'Escalle"
Vers 13h nous arrivons à pied au restaurant « L’Escalle » où nous sommes très bien accueillis malgré un petit retard.
Une salle privatisée nous est réservée et chacun prend place autour des tables mises à disposition.
Comme une bande d’assoiffés nous nous jetons sur les carafes d’eau que les serveurs n’en finissent pas d’apporter.
Une table plus maline que les autres semble-t-il, a réussie à se faire servir des bières en un temps record, suscitant une certaine jalousie chez les laissés pour compte.
Si l’incident n’a pas dégénéré en bataille rangée dans le but de piller les veinards de leur jus de houblon, c’est grâce à la réaction salvatrice des serveurs venant prestement avec leurs carnets prendre la commande des autres tables.
Ouf ! Tout est rentré dans l’ordre rapidement. Les couteaux ont été repliés ainsi que les poings américains, ce ne sera pas aujourd’hui que nous entendrons siffler les nunchakus au-dessus des têtes.
Alors, vous vous demandez pourquoi ce charmant restaurant situé dans une petite rue proche de la Maison du Transbordeur s’écrit « Escalle » avec 2 « L »?
C’est une excellente question !
Bin en fait on ne sait pas et on n’a pas demandé… Les questions qui fusaient étaient plutôt du genre « c’est quoi votre bière?« , et « du vin vous en avez?« , et « les toilettes elles sont où« , bref des questions de soulards qui se contrefichent d’une faute évidente dans le nom du restaurant.
Escale avec 2 « L » pfff… la honte (bouhou les nuls en orthographe !).
A froid, c’est quand même une question : « Pourquoi 2 ‘L' »?.
N’ayant pas posé la question aux principaux intéressés, voici ce qu’en dit M. Gemini JESAISTOUT :
« Chaque « L » majuscule (ou minuscule) écrit verticalement représente graphiquement l’une des deux immenses piles métalliques qui soutiennent le pont transbordeur.
– Le premier L représente la pile de la rive nord (côté Rochefort).
– Le second L représente la pile de la rive sud (côté Échillais).
Le jeu de mots utilise donc l’orthographe du mot « Escalle » comme un dessin pour intégrer l’architecture du monument voisin direct du restaurant.«
Bon. Si on veut
En tous cas nous avons très bien mangé au tarif de 25€/personne comprenant entrée+plat+dessert+café. Pour un dimanche et d’autant plus dans un coin touristique c’est raisonnable. Le restaurant était d’ailleurs complet signe que l’adresse est bonne, et qu’un bon rapport qualité/prix ça paie.
Embouteillage à Echillais !
Au moment du café un embouteillage s’est formé dans la petite rue du restaurant au son de klaxons d’antan. En sortant du restaurant une file de voitures plus ou moins anciennes bloquait la route dans une odeur d’essence rappelant de vieux souvenirs à bon nombre d’entre nous.
En fait il s’agissait de la première édition du « Bouchon des 2 ponts« , rassemblement de voitures anciennes consistant à récréer un bouchon rétro comme il en arrivait régulièrement lors des départs en vacances.
Beaucoup de convivialité dans ce rassemblement, avec certaines passagères qui dansaient aux côtés de leurs véhicules, sous le soleil omniprésent.
Nous avons tous profité de ce spectacle avant de payer l’addition et de reprendre le chemin de nacelle pour retrouver nos chevaux.
Nous nous dirigeons d’un pas rapide pour ne pas rater la nacelle de 15h.
En fait nous sommes à l’heure, la nacelle étant en train d’arriver avec à son bord un groupe de majorettes venues pour animer cette journée automobile, et une fois de plus, rappeler quelques souvenirs aux personnes présentes.
Sur la nacelle nous retrouvons la même jeune fille au contrôle des billets. A se demander quand elle a pris le temps de déjeuner ?
Comme à l’aller la traversée fût paisible, digestion et soleil de plomb obligent.
Il fait très chaud et nous sommes très en retard sur l’horaire prévu, nous décidons à l’unanimité de ne pas visiter le « Musée des Commerces d’Autrefois » et de rentrer directement sur le Limousin.
Tout le monde s’équipe, passage pour certains par la station-service E.Leclerc, et zou, il est environ 16h quand le convoi repart en bon ordre.
Retour vers le Limousin
Le retour à la maison (comme dirait E.T.) se fera par le même itinéraire qu’à l’aller.
Cependant, comme il y avait des travaux à la sortie de Rochefort et dans les nombreux rond-points pour sortir de la ville, certains se sont gourés… arrêt du groupe, recherche des « perdus », soleil qui tape, recherches infructueuses, tout le monde repart.
Nous nous sommes finalement regroupés à Tonnay-Charente mis à part Christian C. que nous avions décroché et qui, allez savoir comment, s’est finalement retrouvé bien devant le reste de la troupe, et a donc continué sa route direction Angoulême, mais seul avec Martine.
Patrick et Sophie nous quittent à Saint-Jean-d’Angély (St-Jean-d’Y) où ils possèdent un domaine, puis Jean-Luc et Domi à Matha, direction Angoulême pour rejoindre leur chateau en Dordogne.
Nous faisons une pause fraîcheur bienvenue à Bresdon, entre Matha et Aigre et nous séparons ensuite à Chabanais où nous faisons une dernière pause vers 18h45. Les limougeauds regagnent directement Limoges alors que les arédiens passent par Rochechouart et Cussac afin de rentre sur Saint-Yrieix.
Conclusion sur la sortie
Si tout le monde a bien apprécié la sortie, celle-ci s’est toutefois révélée trop longue en kilomètres, soleil ou pas.
Dommage… car aussi bien la traversée que le resto étaient plutôt sympas.
Mais l’ambiance du groupe permet toujours de passer de bons moments quels que soient la météo, la distance, ou la destination.
Donc constat, mais pas de regret, c’était top !
Dernière minute !
Le soleil écrasant de cette journée a eu quelques répercussions au sein du groupe. Notamment sur Claude qui au retour a eu quelques hallucinations faites d’un savant mélange entre souvenirs de cette journée et les photos d’Auvergne envoyées par Jean-Pierre sur notre groupe WhatsApp.
Un mélange entre son aversion immodérée pour une certaine marque de motos allemande, les photos de JP, et son amour sans limites pour un certain modèle de moto japonaise, lui ont fait apparaître des images totalement délirantes en phase aigüe de la crise.
Voyez plutôt…
Jocelyne nous a donné des nouvelles rassurantes de Claude. La crise est passée, il est totalement remis ! Ouf !
Bon, quand il voit des BM’s il est encore pris de nausées, mais ça va passer

Merci Manu pour ce compte rendu …comme d’hab nous avons tjs plaisir à lire tes petites anecdotes
A très bientôt
Joce
Merci Jocelyne
Je remercie notre rédacteur en chef pour ce compte rendu et me voilà rassuré car qui aime bien châtie bien
Bon je vois que tu vas bien mieux
Merci de ton commentaire Claude.
A voir ce déploiement d’informations, savamment illustrées par des propos logiques, je crains que la canicule ne se soit concentrée vers St Hilaire…
Bel exposé, comme d’habitude, bravo à toi Manu et à bientôt Jp
Merci JP et merci pour tes photos qui m’ont bien servie